Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

festival de cinéma - Page 3

  • L'affiche du Festival du Film de Cabourg 2022 : l'hommage à "César et Rosalie" de Claude Sautet

    FB_IMG_1647427462090.jpg

    A l'occasion du 50ème anniversaire du film, le Festival de Cabourg a souhaité rendre hommage à ce chef-d'œuvre du cinéma romantique qu'est César et Rosalie de Claude Sautet en lui consacrant l'affiche de sa 36ème édition. Vous pourrez également redécouvrir ce film à La Cinémathèque, ce samedi 19 mars, dans le cadre de l'exposition consacrée à Romy Schneider.

    Vous pouvez également retrouver ma critique de César et Rosalie, ci-dessous.

    Je vous informerai de la suite de la programmation de cette édition 2022 des Journées romantiques de Cabourg, un festival dont j'avais eu le plaisir de faire partie du jury des courts-métrages en 2002. Vous pouvez également le retrouver dans une des nouvelles de mon recueil de 16 nouvelles sur le cinéma, Les illusions parallèles (Editions du 38).

    CRITIQUE de CESAR ET ROSALIE de Claude Sautet

    césar et rosalie 1.jpg

    Il y a les cinéastes qui vous font aimer le cinéma, ceux qui vous donnent envie d'en faire, ceux qui vous font appréhender la vie différemment, voire l'aimer davantage encore. Claude Sautet, pour moi, réunit toutes ces qualités.

    Certains films sont ainsi comme des rencontres, qui vous portent, vous enrichissent, vous influencent ou vous transforment même parfois. Les films de Claude Sautet, pour moi, font partie de cette rare catégorie et de celle, tout aussi parcimonieuse, des films dont le plaisir à les revoir, même pour la dixième fois, est toujours accru par rapport à la première projection. J'ai beau connaître les répliques par cœur, à chaque fois César et Rosalie m'emportent dans leur tourbillon de vie joyeusement désordonné, exalté et exaltant.

    Claude Beylie parlait de « drame gai » à propos de César et Rosalie, terme en général adopté pour la Règle du jeu de Renoir, qui lui sied également parfaitement. Derrière l'exubérance et la truculence de César, on ressent en effet la mélancolie sous-jacente. César donc c'est Yves Montand, un ferrailleur qui a réussi, vivant avec Rosalie (Romy Schneider) divorcée d'Antoine (Umberto Orsini), et qui aime toujours David (Sami Frey), un dessinateur de bandes dessinées, sans cesser d'aimer César. Ce dernier se fâche puis réfléchit et abandonne Rosalie à David. Des liens de complicité et même d'amitié se tissent entre les deux hommes si bien que Rosalie, qui veut être aimée séparément par l'un et par l'autre, va tenter de s'interposer entre eux, puis va partir...

    Dans ce film de 1972, qui fut souvent comparé à Jules et Jim de Truffaut, on retrouve ce qui caractérise les films de Claude Sautet : les scènes de café, de groupe et la solitude dans le groupe, la fugacité du bonheur immortalisée, l'implicite dans ce qui n'est pas- les ellipses- comme dans ce qui est-les regards- (Ah, ces derniers regards entre les trois personnages principaux! Ah, le regard de David lorsque l'enfant passe des bras de Rosalie à ceux de César, scène triangulaire parfaitement construite!).

    Sur la tombe de Claude Sautet au cimetière Montparnasse, il est écrit : « Garder le calme devant la dissonance », voilà probablement la phrase qui définirait aussi le mieux son cinéma : d'abord parce que son cinéma est un cinéma de la dissonance, de l'imprévu, de la note inattendue dans la quotidienneté (ici, l'arrivée de David) et ensuite parce que cette épitaphe fait référence à la passion de Claude Sautet pour la musique. Claude Sautet a ainsi été critique musical au journal « Combat », un journal de la Résistance, il avait ainsi une vraie passion pour le jazz et pour Bach, notamment. Il a par ailleurs consacré un film entier à la musique, « Un cœur en hiver », (d'après un recueil de nouvelles de Lermontov : « Un héros de notre temps ») le meilleur selon moi tant les personnages y sont ambivalents, complexes, bref humains, et tout particulièrement le personnage de Stéphane interprété par Daniel Auteuil, le « cœur en hiver », pouvant donner lieu à une interprétation différente à chaque vision du film. Le tempo de ses films est ainsi réglé comme une partition musicale, impeccablement rythmée, une partition dont on a l'impression qu'en changer une note ébranlerait l'ensemble de la composition. C'est évidemment aussi le cas dans « César et Rosalie ».

    « L'unité dans la diversité ». Pour qualifier le cinéma de Claude Sautet et l'unité qui le caractérise malgré une diversité apparente, nous pourrions ainsi paraphraser cette devise de l'Union européenne. Certes a priori, « L'arme à gauche » est un film très différent de « Vincent, François, Paul et les autres », pourtant si son premier film « Classe tous risques » est un polar avec Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo (« Bonjour sourire », une comédie, a été renié par Claude Sautet qui n'en avait assuré que la direction artistique), nous pouvons déjà y trouver ce fond de mélancolie qui caractérise tous ses films. Tous ses films se caractérisent d'ailleurs aussi par le suspense (il était fasciné par Ford et Hawks ) : le suspense sentimental avant tout, concourant à créer des films toujours haletants et fascinants. Claude Sautet citait ainsi souvent la phrase de Tristan Bernard : « il faut surprendre avec ce que l'on attend ». On ne peut certainement pas reprocher au cinéma de Claude Sautet d'être démesurément explicatif, c'est au contraire un cinéma de l'implicite, des silences et du non-dit. Pascal Jardin disait de Claude Sautet qu'il « reste une fenêtre ouverte sur l'inconscient ».

    Dans « Nelly et M. Arnaud » se noue ainsi une relation ambiguë entre un magistrat à la retraite, misanthrope et solitaire, et une jeune femme au chômage qui vient de quitter son mari. Au-delà de l'autoportrait ( Serrault y ressemble étrangement à Sautet ), c'est l'implicite d'un amour magnifiquement et pudiquement esquissé, composé jusque dans la disparition progressive des livres d'Arnaud, dénudant ainsi sa bibliothèque et faisant référence à sa propre mise à nu. La scène pendant laquelle Arnaud regarde Nelly dormir, est certainement une des plus belles scènes d'amour du cinéma: silencieuse, implicite, bouleversante. Le spectateur retient son souffle, le suspense, presque hitchcockien y est à son comble. Sautet a atteint la perfection dans son genre, celui qu'il a initié: le thriller des sentiments.

    Les films de Sautet ont tous des points communs : le groupe, (dont « Vincent, François, Paul et les autres » est le film emblématique), des personnages face à leurs solitudes malgré ce groupe, des scènes de café,( « A chaque film, avouait Sautet, je me dis toujours : non, cette fois tu n'y tournes pas. Et puis, je ne peux pas m'en empêcher. Les cafés, c'est comme Paris, c'est vraiment mon univers. C'est à travers eux que je vois la vie. Des instants de solitude et de rêvasseries. ») les personnages filmés à travers les vitres de ces mêmes cafés, des scènes de pluie qui sont souvent un élément déclencheur, des scènes de colère (peut-être inspirées par les scènes de colère incontournables dans les films de Jean Gabin, Sautet ayant ainsi revu « Le jour se lève » ...17 fois en un mois!), des femmes combatives souvent incarnées par Romy Schneider puis par Emmanuelle Béart, des fins souvent ouvertes et avant tout un cinéma de personnages : César, Rosalie, Nelly, Arnaud, Vincent, François, Paul, Max, Mado, ...et les autres, des personnages égarés affectivement et/ou socialement, des personnages énigmatiques et ambivalents.

    Claude Sautet, en 14 films, a imposer un style, des films inoubliables, un cinéma du désenchantement enchanteur, d'une savoureuse mélancolie, de l'ambivalence et de la dissonance jubilatoires, une symphonie magistrale dont chaque film est un morceau unique indissociable de l'ensemble. Il a signé aussi bien des "drames gais" avec « César et Rosalie », ou encore le trop méconnu, fantasque et extravagant « Quelques jours avec moi », un film irrésistible, parfois aux frontières de l'absurde, mais aussi des films plus politiques notamment le très sombre « Mado » dans lequel il dénonce l'affairisme et la corruption...

    « Les films de Claude Sautet touchent tous ceux qui privilégient les personnages par rapport aux situations, tous ceux qui pensent que les hommes sont plus importants que ce qu'ils font (..). Claude Sautet c'est la vitalité. », disait Truffaut. Ainsi, personne mieux que Claude Sautet ne savait et n'a su dépeindre des personnages attachants, fragiles mais si vivants (à l'exception de Stephan interprété par Daniel Auteuil dans Un cœur en hiver, personnage aux émotions anesthésiées quoique...) comme le sont César et Rosalie.

    Ici au contraire ce n'est pas « un cœur en hiver », mais un cœur qui bat la chamade et qui hésite, celui de Rosalie, qui virevolte avec sincérité, et qui emporte le spectateur dans ses battements effrénés. Et effectivement on retrouve cette vitalité, celle de la mise en scène qui épouse le rythme trépidant de César face au taciturne David. César qui pourrait agacer ( flambeur, gouailleur, lâche parfois) face à la fragilité et la discrétion de l'artiste David. Deux hommes si différents, voire opposés, dans leur caractérisation comme dans leur relation à Rosalie que Sautet dépeint avec tendresse, parfois plutôt une tendre cruauté concernant César.

    Là se trouve la fantaisie, dans ce personnage interprété magistralement par Yves Montand, ou dans la relation singulière des trois personnages, si moderne. Un film qui n'est pas conventionnel jusque dans sa magnifique fin, ambiguë à souhait. Sans effets spéciaux. Simplement par la caractérisation ciselée de personnages avec leurs fêlures et leur déraison si humaines.

    On a souvent dit de Claude Sautet était le peintre de la société des années 70 mais en réalité la complexité des sentiments de ses personnages disséquée avec une rare acuité est intemporelle. S'il est vrai que la plupart de ses films sont des tableaux de la société contemporaine, notamment de la société d'après 1968, et de la société pompidolienne, puis giscardienne, et enfin mitterrandienne, ses personnages et les situations dans lesquelles il les implique sont avant tout universels, un peu comme « La Comédie Humaine » peut s'appliquer aussi bien à notre époque qu'à celle de Balzac.

    « César et Rosalie » est un film à l'image de son personnage principal qui insuffle ce rythme précis et exalté : truculent et émouvant, mélancolique et joyeux, exubérant et secret. Un film intemporel et libre, qui oscille entre le rire et les larmes, dans lequel tout est grave et rien n'est sérieux (devise crétoise, un peu la mienne aussi). Un film délicieusement amoral que vous devez absolument voir ou revoir ne serait-ce que pour y voir deux monstres sacrés (Romy Schneider et Yves Montand, l'une parfaite et resplendissante dans ce rôle de femme riche de contradictions moderne, amoureuse, indépendante, enjouée, et triste, incarnant à elle seule les paradoxes de ce « drame gai » ; l'autre hâbleur, passionné, cabotin, bavard, touchant face à Samy Frey silencieux, posé, mystérieux, séduisant mais tous finalement vulnérables, et les regards traversés de voiles soudains de mélancolie ) au sommet de leur art et pour entendre des dialogues aussi incisifs, précis que savoureux (comme pour le scénario également cosigné par Jean-Loup Dabadie)...

    Claude Sautet disait lui-même que ses films n'étaient pas réalistes mais des fables. Son univers nous envoûte en tout cas, et en retranscrivant la vie à sa « fabuleuse » manière, il l'a indéniablement magnifiée. Certains lui ont reproché son classicisme, pour le manque de réflexivité de son cinéma, comme on le reprocha aussi à Carné dont Sautet admirait tant « Le jour se lève. » On lui a aussi reproché de toujours filmer le même milieu social (bourgeoisie quinquagénaire et citadine). Qu'importe ! Un peu comme l'ours en peluche du « Jour se lève » qui a un œil qui rit et un autre qui pleure, nous ressortons de ses films, entre rires et larmes, bouleversés, avec l'envie de vivre plus intensément encore car là était le véritable objectif de Claude Sautet : nous « faire aimer la vie »...et il y est parvenu, magistralement. Personne après lui n'a su nous raconter des « histoires simples » aux personnages complexes qui nous parlent aussi bien de « choses de la vie ».

    Retrouvez également ma critique du film Les choses de la vie de Claude Sautet, ici.

    Retrouvez ma critique de Un cœur en hiver de Claude Sautet, ici.

     

  • Critique de JANE PAR CHARLOTTE de Charlotte Gainsbourg - Festival du Cinéma Américain de Deauville 2021

    jane2.png

    Les magnétiques. Tel est le titre du film lauréat du prix d'Ornano-Valenti de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2021. Tel pourrait aussi être celui de ce documentaire réalisé et présenté par Charlotte Gainsbourg, présidente du jury de cette édition 2021 du festival.

    Parfois les films qui provoquent les voyages les plus intenses ne sont pas les plus clinquants ou démonstratifs. Plutôt que d’évoquer « Dune » (dont le principal mérite de sa projection à Deauville fut de nous permettre de mesurer l’impressionnant son immersif du Centre International de Deauville), quelques mots sur le documentaire projeté dans le cadre de « L’heure de la Croisette » intitulé  « Jane par Charlotte» dans lequel Charlotte Gainsbourg « capture l'instant présent » reprenant ainsi les mots et la démarche de Varda (le titre se réfère à "Jane B. par Agnès V") mais avec sa singularité et sa sensibilité, à fleur de peau. Un dialogue intime mais jamais impudique entre Gainsbourg et Birkin qui, pendant 3 ans et avec un dispositif minimaliste, au gré des voyages, du Japon à la Bretagne en passant par les États-Unis, et au gré de l’évocation des « petits riens » devient un dialogue universel entre une mère et sa fille, un zoom progressif d'une fille sur sa mère, sans fards. Jane Birkin y apparaît telle qu’elle est : sans méfiance, fantasque, empathique. Mais aussi seule, insomniaque, tourmentée. Tourmentée par les deuils et leurs chagrins inconsolables. La maladie. Le drame ineffable la perte de sa fille Kate. Le temps insatiable et carnassier qui altère la beauté et emporte les êtres chers. Au milieu de tout cela, la visite « comme dans un rêve » de la maison de la rue de Verneuil, l'ombre de Serge Gainsbourg et les silences éloquents et émouvants. Le portrait d’une femme majestueuse. Un portrait qui s’achève par la voix mélodieuse et les mots bouleversants de sa fille se livrant à son tour, enfin, et évoquant la peur terrifiante et universelle de la perte de sa mère et qui, par ce film, tente d'appréhender l'inacceptable, de l'apprivoiser, de retenir chaque poussière d’instant en compagnie de celle dont l'intermédiaire de la caméra lui permet paradoxalement de se rapprocher. Un bijou de tendresse et d’émotion portée par une judicieuse BO (de Bach aux interludes électroniques de Sebastian). D’humour aussi, d'humour beaucoup, grâce au regard décalé, espiègle et clairvoyant que Jane Birkin porte sur elle-même, la vie, les autres, mais aussi celui que sa fille porte sur sa mère. Un film comme elles, réservées et terriblement audacieuses : riche de leurs séduisants paradoxes. Léger dans la forme et teinté de touches de gravité. Libre aussi. Et encore cela : délicat, iconoclaste, éperdument vivant et attachant. Un documentaire qui, en capturant le présent et sa fragilité, nous donne une envie folle d’étreindre chaque seconde de notre vie et aux filles de s'accrocher à leurs mères comme elles deux dans ce dernier plan avec l'illusion d'empêcher ainsi l'inexorable, que la vague effroyable de l'impitoyable faucheuse ne les emporte un jour, à tout jamais...


    Je voudrais remonter le temps. Redevenir celle qui, en 1999, avait eu la chance de partager 5 jours mémorables avec Jane Birkin en tant que membre d'un jury qu'elle présidait au Festival du Film Britannique de Dinard (petite digression pour vous dire que la 32ème édition 2021 a lieu en ce moment, jusqu’au 3 octobre). Et lui dire à quel point sa bienveillance, cette confiance sans filtre envers les autres qui transpire dans ce documentaire, m'avaient émue...Et lui dire merci tout simplement.  Alors merci Jane et merci Charlotte Gainsbourg pour ce portrait qui entremêle les émotions, nuancé aussi à l'image du film de clôture de ce festival, le magistral dernier long-métrage de Yvan Attal, "Les choses humaines" dont je vous parlerai plus tard.

    "Jane par Charlotte" sort en salles le 27 octobre. Et vous l'aurez compris : je vous le recommande vivement. 

    Rendez-vous sur mon compte instagram (@sandra_meziere) pour retrouver les vidéos de la présentation du film dans le cadre du Festival du Cinéma Américain de Deauville.

  • Reims Polar 2021 - 38ème Festival du Film Policier (Découvrez "Boîte noire" de Yann Gozlan)

    Reims polar 2021.jpg

    Sur instagram (@sandra_meziere), je vous parlais récemment du Festival du Film Policier de Cognac devenu en 2009 le Festival du Film Policier de Beaune. En 2022, le festival quittera Beaune pour Reims. L’édition 2021 du Festival du Film Policier a lieu en ligne sur festivalfilmpolicier.com, rebaptisé Reims Polar. L’occasion de découvrir (jusqu’à ce soir minuit) des films inédits, de la section sang neuf, hors compétition ou encore en compétition parmi lesquels « Boîte noire » de Yann Gozlan.

    « Il n'y a pas de plus profonde solitude que celle du Samouraï si ce n'est celle d'un tigre dans la jungle… Peut-être… ». Cette citation figure au début du film qui représente la quintessence du polar : « Le Samouraï » de Melville. La solitude portée à son paroxysme. Un style épuré. Une beauté froide, glaçante même. Des caractéristiques que l’on retrouve dans « Boîte noire ».

    boite noire.jpg

     Technicien au BEA, autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l’aviation civile, Mathieu Vasseur (@pierreniney) est propulsé enquêteur en chef sur une catastrophe aérienne sans précédent. Après un premier plan séquence vertigineux à l’intérieur de l’avion, ensuite pendant (presque) tout le film le point de vue est celui de Matthieu. Hermétique, méticuleux, même maniaque, n’esquissant jamais l’ombre d’un sourire, s’exprimant d’une voix atone. Peu à peu se dessine le portrait d’un personnage en apparence aux antipodes d’un autre Mathieu, celui que l’acteur incarnait dans « Un homme idéal » sa précédente collaboration avec Yann Gozlan, l’un paraissant aussi sombre que l’autre semblait solaire. Comme dans « Un homme idéal » néanmoins, se dessine peu à peu le portrait d’un homme face à ses contradictions, ses failles, ses rêves brisés (les siens ou ceux que son père avait forgés pour lui) qui veut tout contrôler et qui semble perdre progressivement le contact avec la réalité. Dans les deux films, la réalisation de Yann Gozlan enserre le protagoniste pour souligner son enfermement mental. Déjà dans « Un homme idéal » les brillantes références étaient savamment distillées : « Plein soleil », « Match point », « La Piscine », « Tess », Hitchcock pour l’atmosphère, Chabrol pour l’auscultation impitoyable de la bourgeoisie… La mise en scène était déjà précise, signifiante et le scénario, terriblement efficace, allait à l’essentiel, ne nous laissant pas le temps de réfléchir, le spectateur ayant alors la sensation d’être claquemuré dans le même étau inextricable que Mathieu, aux frontières de la folie.  C’est ici à nouveau le cas avec un scénario signé Yann Gozlan, Simon Moutaïrou, Nicolas Bouvet.

    Un film sobre, intense, haletant, dans lequel le son et la musique de Philippe Rombi jouent un rôle à part entière. Un film qui s’inspire autant des héros melvilliens, des films noirs avec leur fatalité inexorable, que de Sydney Pollack et des thrillers des années 70. Dans le rôle de l’épouse glaciale (en écho à l’archétype de la femme fatale du film noir) toujours époustouflante et si différente à chaque rôle, Lou de Laâge, dont la carapace se fissure peu à peu, la froideur laissant finalement place à l’émotion qui la saisit, enfin, et nous saisit à l’issue de cette quête effrénée de vérité, où la machine comme l’homme laissent apparaître leurs failles. Il vous reste quelques heures pour découvrir ce film palpitant, brillamment interprété, mis en scène et en « sons ». Sinon, il vous faudra attendre sa sortie en salles le 15 septembre 2021 pour vivre à votre tour cette expérience sensorielle à laquelle le grand écran procurera sans doute toute son ampleur.

     
  • 45ème Festival du Cinéma Américain de Deauville : programme complet détaillé (conférence de presse du 22 août)

    Conférence Deauville 2019.jpg

    « L'art du cinéma consiste à s'approcher de la vérité des hommes, et non pas à raconter des histoires de plus en plus surprenantes » disait Jean Renoir. Cette vérité, chaque année, les films de la compétition du Festival du Cinéma Américain de Deauville la débusquent avec passion. Assister à tous les films de la compétition se transforme souvent en un périple particulièrement instructif à travers l’Amérique contemporaine, au cœur de ses tourments et de ses aspirations, comme ce sera sans aucun doute à nouveau le cas cette année. S’il est soucieux de vérité, ce festival protéiforme n’oublie pas non plus le glamour de ses origines, et les histoires de plus en surprenantes évoquées par Renoir. Et, cette année plus que jamais, flamboyance et noirceur, glamour et actualité, engagement et festivités devraient savamment s’entrelacer au regard de l’enthousiasmant programme annoncé cette semaine. Voyez plutôt ce générique, éclectique et réjouissant : Kristen Stewart, Woody Allen, Sienna Miller, Geena Davis, Sophie Turner, Pierce Brosnan, Olivier Assayas, Catherine Deneuve, Anna Mouglalis, Terrence Malick, Gurinder Chadha.… à qui s'ajouteront les anciens présidents du jury  présents pour la plupart pour le 45ème anniversaire du festival (cf la prestigieuse liste en image ci-dessous). En effet, cette édition 2019 célèbre trois anniversaires : les 45 ans du festival, les 25 ans de la compétition (au début de laquelle j'avais eu le plaisir d'assister !), et les 10 ans de Deauville séries. C'est donc avec un plaisir intact et même renouvelé que j'assisterai au festival pour une énième fois (ce nombre indécent dépasse allègrement la vingtaine).

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    IMG_20190822_120327_396.jpg

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

     

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Ce festival a donc 45 ans. Déjà ! Mais "les plus belles années d'une vie" ne sont-elles pas celles qu'on n'a pas encore vécues pour paraphraser Claude Lelouch alors... en route pour Deauville 45 ! Et petite digression pour vous recommander le film éponyme de Lelouch (ma critique, ici), film si lumineux, tendrement drôle, émouvant, joyeusement nostalgique, gaiement mélancolique, optimiste, hymne à la vie, à l’amour, hommage au cinéma, sublimé par la beauté si lumineuse de Trintignant et Aimée... comme le domaine de l'orgueil (cadre de scènes du film), si bien nommée.

    En ce jeudi 22 août, les abords du CID (où s’est déroulée la conférence de presse du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2019, salle dans laquelle aura également lieu le festival) arboraient déjà l’affiche de cette 45ème édition et la nouvelle identité visuelle du festival colorait déjà joyeusement ses allées.   Etaient présents à la conférence : Carine Fouquier, la directrice du CID, Philippe Augier, le Maire de Deauville, Bruno Barde, le directeur du festival, et David Parré, le directeur général du resort Barrière Deauville Trouville (partenaire historique du festival).

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

     

     « Tous les talents présents à Deauville, esquisseront des vagues d’éternité qui chasseront le vague à l’âme de l’Amérique d’aujourd’hui » a ainsi déclaré Bruno Barde. A Deauville, tout a des accents d’éternité, non ? La lumière qui auréole les planches. Et ces dix jours dont on se plait à imaginer qu’ils ne finiront jamais, comme si, le temps de ce festival (qui pourtant est une "fenêtre ouverte sur" les malheurs du monde) ces derniers faisaient une pause. « Dreams are dreams » entendait-on ainsi dans « Café Society »  de Woody Allen comme une rengaine aux accents de regret. 

    « La vie a toujours plus que d’imagination que nous » disait Truffaut dans « La nuit américaine »  en 1973. Et à Deauville, elle en a aussi plus qu’ailleurs, a fortiori ces dix jours de rentrée qui célèbrent le cinéma américain à Deauville depuis 1975, date de création du Festival du Cinéma Américain qui, à ses origines, mettait surtout en avant les grandes productions hollywoodiennes et les mythes du cinéma américain.

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Comme l’a souligné le Maire de Deauville, Philippe Augier, lors de la conférence de presse du festival, « ce festival sait s'adapter aux grands changements de la filière cinématographique et à l'évolution de la société ». En effet, c’est la diversité du cinéma américain qui est aujourd’hui à l’honneur, notamment ses nouveaux talents dont ce festival est un découvreur indéniable, par le biais de sa compétition mais aussi de ses prix comme le Nouvel Hollywood, le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation ou le Grand Prix qui récompense le lauréat de la compétition. Le Festival de Deauville a intelligemment su se renouveler en tenant compte des nouveaux impératifs liés à la distribution et à la sortie des films, ceux-ci ne permettant plus que des films soient projetés en avant-première à Deauville des mois avant leur sortie.

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    Plus d'une soixantaine de films seront ainsi présentés au public sur trois sites : le Centre International de Deauville, le Casino Lucien Barrière de Deauville et le Cinéma le Morny et, comme chaque année, ils seront accessibles à tous, professionnels ou passionnés de cinéma. Les nostalgiques du temps où les mythes du cinéma américain foulaient le tapis rouge et les planches de Deauville pourront cette année revoir les « mythes et légendes qui n’existent plus » dans un montage quotidien de 2 minutes, grâce à un judicieux nouveau partenariat du festival avec l’INA.

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Quelle bonne idée de débuter le festival avec un film de Woody Allen le vendredi 6 septembre, un film annoncé par Bruno Barde comme « un chassé-croisé amoureux qu'aurait pu écrire Marivaux », intitulé « Un jour de pluie à New York »

    Un film de Woody Allen comporte des incontournables, ce qui rend ses films singuliers et jubilatoires. La virtuosité de ses scènes d’ouverture qui vous embarquent en quelques mots, notes et images, vous immergent d’emblée dans un univers et brossent des personnages avec une habileté époustouflante.  Des dialogues cinglants et réjouissants qui suscitent un rire teinté de désenchantement.  Des personnages brillamment dessinés parfois caractérisés d’une réplique. La musique dont, souvent, la tristesse sous-jacente à ses notes joyeuses fait écho à la joie trompeuse des personnages. Des pensées sur la vie, l’amour, la mort. Une mise en scène élégante. Dans son dernier film, « Wonder wheel », la caméra virtuose de Woody Allen tournoyait à l’image de cette société virevoltante dont les excès et les lumières étourdissent et masquent la vérité et les désillusions. C’est avec impatience que j’attends ce nouveau tour de manège woodyallenien !

    Wonder Wheel de Woody Allen critique.jpg

    « De nombreux films de ce Deauville 2019 défient Trump » a ainsi annoncé le directeur du festival lors de la conférence de presse. Les films en compétition sont en effet chaque année le reflet des Etats d’Amérique et surtout de l’état de l’Amérique.  De ses colères aussi. L’année 2018, celle de l’après #MeToo, si la noirceur était aussi au rendez-vous, le pouvoir était pris par les femmes. Deux titres des films de la compétition étaient ainsi des prénoms féminins (Nancy et Diane) et six d’entre eux avaient pour personnages principaux des protagonistes féminines. Des femmes souvent condamnées par l’existence, engluées ou même enfermées dans leur quotidien, leur passé, confrontées à la solitude, à la maladie, à la mort, aux traumatismes…et même enfermées au sens propre et condamnées à mort dans le douloureux « Dead women walking ». Des femmes fortes et combattives qui s’emparaient néanmoins de leurs destins. Les films s’achevaient ainsi souvent par un nouveau départ (au sens propre). En route vers un lendemain peut-être plus joyeux. Une note d’espoir malgré tout. « Une Amérique où règne le désenchantement et la mélancolie, où l'espoir est tenace », comme l’avait très bien résumé la regrettée présidente du jury de la critique, l’enthousiaste Danièle Heymann. Le jury de la critique, lors de la cérémonie du palmarès, avait d’ailleurs également tenu à saluer « la quasi-parité de la compétition avec 6 films de femmes. »

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Cette année 2019, Bruno Barde a d’emblée annoncé un festival féminin, non seulement dans les thématiques des films présentés mais aussi dans le jury. Deux femmes les président, Catherine Deneuve et Anna Mouglalis. Catherine Deneuve, qui se fait rare, présidera ainsi le jury. Elle succède ainsi dans ce rôle à une autre actrice de grand talent, Sandrine Kiberlain. Voilà qui place cette édition 2019 du Festival du Cinéma Américain sous le signe de l'élégance, du prestige, du glamour, et du talent donc. Tant de chefs-d’œuvre figurent dans sa filmographie qu'il me serait impossible de choisir entre ceux-ci parmi lesquels "Les parapluies de Cherbourg", "Le Dernier Métro", "Le choix des armes", "Hôtel des Amériques", "Les Demoiselles de Rochefort", Belle de jour", "Fort Saganne", "Drôle d'endroit pour une rencontre", "Un conte de noël", "Indochine", "Elle s'en va"... Dans l’article à lire, ici, je vous propose plusieurs critiques de films avec cette dernière et notamment celle du film "Les yeux de sa mère" de Thierry Klifa avec, en bonus, mon récit du déjeuner presse avec l'équipe du film (dont Catherine Deneuve) lors de sa sortie. 

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    L’intégralité de la carrière de Catherine Deneuve lui sera remise sur support numérique, grâce au partenariat avec l’INA, lors de l’ouverture du festival le vendredi 6 septembre. Encore un évènement à ne pas manquer !

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    Anna Mouglalis, quant à elle, présidera le jury  du Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation. Notons également que Anna Mouglalis est l'ambassadrice de la maison Chanel (nouveau partenaire officiel du festival) depuis de nombreuses années. Elle avait d’ailleurs interprété Coco Chanel dans « Coco Chanel & Igor Stravinsky » de Jan Kounen. 

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    Les femmes derrière la caméra seront aussi à l’honneur dans le cadre de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2019 avec 11 films réalisés par des femmes dont 6 en compétition mais aussi dans les prix remis et hommages puisque le prix du Nouvel Hollywood sera remis à Sophie Turner et puisque Kristen Stewart, Geena Davis et Sienna Miller recevront un Deauville Talent Award.  

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Femme engagée, Geena Davis a par ailleurs créé en 2004 l’association See Jane qui lutte contre les représentations sexistes dans l’audiovisuel et les médias américains. Elle présentera le documentaire « This Changes Everything », qu’elle a produit, un documentaire à retrouver dans la section des « Docs de l’oncle Sam », film sur les disparités de genre à Hollywood. Y interviennent Meryl Streep, Sharon Stone, Jessica Chastain, Natalie Portman et Cate Blanchett.

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Kristen Stewart recevra elle aussi un Deauville Talent Award 2019. Une soirée hommage aura lieu le vendredi 13 septembre, suivie de la première française de « Seberg » de Benedict Andrews. Kristen Stewart fut ainsi la première Américaine à décrocher un César, celui de la meilleure actrice dans un second rôle, pour son interprétation dans un film français,  « Sils Maria » d’Olivier Assayas ( encore une petite digression pour vous le recommander si vous ne l’avez pas encore vu :  un grand film  très ancré dans son époque, sa violence médiatique, un film sur l'étanchéité des frontières entre l'art et la vie, et l'implacable violence du temps qui passe. Un film au charme vénéneux, un jeu de miroirs et de reflets mélancolique, envoûtant et brillant au propre comme au figuré. Et réellement fascinant. Ou quand la vie devient un art... Et une révélation : Kristen Stewart, d'une justesse remarquable.). A l’occasion de sa venue seront projetés « Seberg » le biopic de l’actrice et « JT LeRoy » (à confirmer, celui-ci, annoncé en conférence, n'étant pas encore sur le site officiel). Synopsis de « Seberg » de Benedict Andrews : « Dans les années 1960, Jean Seberg, comédienne principale d'À bout de souffle et icône de la Nouvelle Vague, fut l'une des victimes du programme de surveillance COINTELPRO, mis en place par le FBI. Son engagement politique et romantique avec l'activiste des droits civiques Hakim Jamal fit d'elle une cible idéale qui permit au FBI de lancer une campagne de dénigrement à son encontre afin de discréditer le mouvement de revendications du Black Power. Jack Solomon, un jeune et ambitieux agent affecté à sa surveillance, ne pensait pas alors mettre sa carrière en danger... ».

    A l'occasion de l'hommage à Kristen Stewart seront projetés plusieurs films avec cette dernière dont les excellents "Café Society" et "Sils Maria" dont vous pouvez lire mes critiques, ici.

     

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    -Le Prix du Nouvel Hollywood sera cette année attribué à Sophie Turner. Succédant à Jessica Chastain, Ryan Gosling, Shailene Woodley, Paul Dano, Elle Fanning, Daniel Radcliffe, Elisabeth Olsen et Chloë Grace Moretz, Sophie Turner viendra recevoir le prix Nouvel Hollywood lors de cette 45ème édition du Festival. Celle qui est l’une des héroïnes de la série "Game of Thrones", diffusée en France sur OCS et en intégralité pendant le festival, est aussi l’héroïne d’un spin-off de la franchise X-Men. Elle viendra aussi à Deauville pour « Heavy » de Jouri Smit projeté le soir de la remise de son prix Nouvel Hollywood.

    -Le 3 septembre 2019 a été annoncé un hommage supplémentaire, à Johnny Depp. Le comédien  viendra présenter avec Mark Rylance, le film WAITING FOR THE BARBARIANS de Ciro Guerra le dimanche 8 septembre. Un hommage lui sera rendu à cette occasion.

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    Soucieux de rassembler tous les publics et de célébrer les 10 ans de Deauville Saison, la section consacrée aux séries, le Festival du cinéma américain de Deauville offrira en effet sur grand écran un « marathon » de plus de 70 heures de l’intégralité des 8 saisons de la série Game of Thrones. Les 73 épisodes de la série multi récompensée seront diffusés à raison d’une saison par jour du samedi 7 au samedi 14 septembre 2019. Cette projection est aussi une « manière de montrer la suprématie du grand écran » a souligné le directeur du festival lors de la conférence de presse. Entrée libre dans la limite des places disponibles, au Cinéma Morny.  Du 7 au 14 septembre 2019.

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    L’an passé, le festival avait par ailleurs déjà choisi de mettre en avant le talent de quatre femmes qui, toutes, par leurs choix exigeants et leurs parcours, témoignent d’une audace et d’une liberté qui font la force du cinéma indépendant contemporain dans toute sa diversité et sous toutes ses formes : Kate Beckinsale (Deauville Talent Award), Elle Fanning (Nouvel Hollywood), Mélanie Laurent, et Shailene Woodley (Nouvel Hollywood). » Il y eut aussi Sarah Jessica Parker, si lumineuse avec son « énergie unique et transgressive » comme l’avait souligné le Maire de Deauville. Les femmes étaient aussi à l’honneur dans les documentaires. Les films en compétition mettaient en scène des citoyens qui couraient après la liberté, l’émancipation, le droit d’exister simplement sans être discriminé, bien loin de l’American dream. Les films primés étaient pourtant pour la plupart parsemés de notes de poésie et de fantaisie, s’achevant le plus souvent par un regard ou un départ, bref un espoir opiniâtre… Espérons que l’espoir sera aussi au rendez-vous dans les 60 films gardés par le festival parmi les 300 films vus, avec 16 premiers films dont 9 en compétition sur 14, 36 nouveaux films et 11 sans distributeur.

    C'est aussi une femme qui recevra le prix littéraire Lucien Barrière cette année, l'écrivaine Rael DelBianco pour le roman "A sang perdu", le mercredi 11 septembre.

    Deauville reste une vitrine de prestige pour le cinéma américain qui représente 45% de part du marché français. Ainsi, en 2018, 576 films ont été produits aux États-Unis dont 469 films indépendants.  Bruno Barde a rappelé qu’ « Il n'y a pas de festival sérieux sans volonté politique, une volonté de soutenir la création » dont témoigne incontestablement le programme de ce Festival du Cinéma Américain de Deauville 2019. Il a aussi rappelé la concurrence accrue notamment de Toronto et les crédos du festival :  « une politique d'élégance, de non vulgarité et de talent » déplorant que, aujourd’hui, « Les lois marketing prennent le pas sur les lois artistiques », ce qui explique l’absence de certains grands studios autrefois présents.

    Carine Fouquier, la directrice du CID, a  aussi rappelé quelques chiffres liés au Festival de Deauville : 15 jours montage et démontage,  80 mètres de tapis rouge, 170 personnes pour l’organisation dont 57 personnes uniquement pour la technique, 60000 festivaliers, 1 pass jour qui donne accès à 10 films, 5 tonnes de déchet (tri selectif, gaspillage alimentaire limité à 1%).

    Dans ce programme enthousiasmant, en plus des éléments annoncés ci-dessus, nous pouvons aussi noter :

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    -l’hommage à un habitué des planches, Pierce Brosnan déjà venu 3 fois (dont la venue a été confirmée dans la nuit qui précèdait la conférence de presse),

    wasp network.jpg

    - « Wasp » Network d'Olivier Assayas  projeté en clôture du festival. Ce dernier viendra recevoir le samedi 14 septembre le Prix du 45ème Festival du Cinéma Américain de Deauville succédant à Jacques Audiard qui avait reçu le prix du 44ème festival pour « Les frères Sisters », conte à la fois cruel et doux dont le dénouement est ainsi aussi paisible que le début du film était brutal. Comme la plupart des films de cette sélection 2018, il s’achevait sur une note d’espoir. L’espoir d’une Amérique qui ouvre enfin les yeux, se montre apaisée et fraternelle. Si les frères Sisters, ces tueurs à gages sans états d’âme ont changé, qui ne le pourrait pas ? Tout est possible…Ajoutez à cela la photographie sublime de Benoît Debie, la musique d’Alexandre Desplat et vous obtiendrez un western à la fois sombre et flamboyant. Et d’une originalité incontestable. Mais revenons au prix du 45ème Festival.

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis
     « Il y a chez Olivier Assayas le plaisir du cinéma, du filmage et de sa ponctuation que l’on sent à chaque plan, chaque séquence et chaque scène. Une hélice d’avion, un vol, une perspective, un baiser, un travelling. Olivier applique parfaitement l’adage de Truffaut : un bon film est un film qui a un point de vue sur le monde et un point de vue sur le cinéma. Les deux sont respectés par le cinéaste. Dans la tradition des thrillers politiques, le montage rythme ici l’intrigue et devient vraiment partie prenante de la mise en scène comme un récit à la John Le Carré », déclare le Directeur du Festival Bruno Barde. Ce nouveau film tourné entre la Floride et Cuba, distribué prochainement en France par Memento Films est basé sur des faits réels survenus durant les dernières années de la guerre froide, Wasp Network offre un contrechamp aussi original qu’efficace à l’histoire américaine des liens entre Cuba et les Etats-Unis.
     Synopsis : « Début 1990. Un groupe de Cubains installés à Miami met en place un réseau d'espionnage. Leur mission : infiltrer les groupuscules anticastristes responsables d'attentats sur l'île. »

    -un événement qui fera parler et ravira les habitués du festival pour célébrer ses 45 ans : « un hommage très particulier à l'intelligence des jurés qui ont permis de découvrir de nouveaux talents, invités à revenir pour ce 45ème anniversaire. Le festival leur a donc demandé d'être là, le premier samedi. » Le « gratin du cinéma français » selon Bruno Barde sera alors présent sur scène. (cf photo au début de l'article) La liste est en effet impressionnante, l’occasion aussi peut-être de retrouver à Deauville le « président à vie » du festival, Vincent Lindon dont chaque passage sur scène a tant enthousiasmé les festivaliers.

    -Grand moment annoncé aussi avec la projection en Première du dernier film de Terrence Malick (en compétition dans le cadre du dernier Festival de Cannes), « Une vie cachée » qualifié par Bruno Barde de « chef-d’œuvre »,

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    -Parmi les films à ne pas manquer, en compétition, « The Climb » de Michael Angelo Covino, prix coup de cœur du Jury Un certain regard au dernier Festival de Cannes.  « The climb » est  "une comédie aux accents de Claude Sautet" selon Bruno Barde, voilà qui suscite d’autant plus mon intérêt... Synopsis : « Kyle et Mike sont deux meilleurs amis aux tempéraments très différents mais dont l'amitié a toujours résisté aux épreuves de la vie. Jusqu'au jour où Mike couche avec la fiancée de Kyle... Alors que l'amitié qui les lie aurait dû être irrémédiablement rompue, un événement dramatique va les réunir à nouveau. »

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    -La projection du prix d’Ornano-Valenti est toujours un grand moment. Souvenons-nous de la standing ovation à la fin des « Chatouilles » l’an passé. Vainqueur du prix du jury à Cannes, « Les Misérables » de Ladj Ly recevra cette année le prix Ornano-Valenti qui récompense un premier film français.

    -Le lundi sera projeté « Un film très engagé sur la condition de la communauté noire aujourd'hui qui ne s'arrange pas avec le gouvernement d'aujourd'hui aux USA », « sorte de 12 hommes en colère dans un commissariat » selon Bruno Barde. Voilà qui est prometteur !

    -Autre nouveauté cette année : des films seront projetés en copies restaurées dans la section « American heritage », une « nouvelle section qui continue le travail commencé avec les nuits américaines. » Au programme 6 films :

    - « Angel heart » de Alan Parker (1987)

    - « Hal Hartley – The long island trilogy » de Hal Hartley, en sa présence :

     « L’incroyable vérité » (1989)

    « Trust me » (1990)

    « Simple men » (1992)

    - « Miracle en Alabama » de Arthur Penn (1962)

    - « Rambo – first blood » de Ted Kotcheff (1982)

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    - En compétition, cette année comme ce fut souvent le cas dans cette section, les films mettront souvent des adolescents en scène. C’est le cas de : « Bull » de Annie Silverstein, « Ham on rye » de Tyler Taormina, « Knives and skin» de Jennifer Reeder, « Mickey and the bear » de Annabelle Attanasio, « Share » de Pippa Bianco. Un film nous transportera même au 17ème siècle, « Judy and Punch » de Mirrah Foulkes.

    On suivra aussi avec attention « Skin » de Guy Nattiv. Synopsis : « Un jeune homme désorienté, élevé par un groupe de skinheads suprémacistes blancs dont il est un illustre membre, décide de renoncer à toute haine et violence pour une nouvelle vie. Bien que soutenu par un activiste noir et la femme qu'il aime, trahir ceux qui lui ont tout donné, y compris la colère, le mènera dans une situation inextricable. Ou encore « Swallow » de Carlo Mirabella-davis : « Hunter semble mener une vie parfaite aux côtés de Richie, son mari qui vient de reprendre la direction de l'entreprise familiale. Mais dès lors qu'elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire, le Pica, caractérisé par l'ingestion d'objets dangereux. »

    A ne pas manquer également « The Lighthouse » de Robert Eggers, « l'histoire hypnotique et hallucinatoire de deux gardiens de phare sur une île mystérieuse et reculée de Nouvelle-Angleterre dans les années 1890 », avec Robert Pattinson et Willem Dafoe, qui était présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. 

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Nous suivrons également avec attention « The Peanut Butter Falcon » de Tyler Nilson, Michael Schwartz. Synopsis : « Zak, un jeune homme atteint de trisomie, s'enfuit de son foyer pour réaliser enfin son rêve : rejoindre l'école de catch de Salt-Water Redneck, une vieille gloire de ce sport, et devenir catcheur professionnel. Il rencontre Tyler, une petite frappe en cavale, qui va devenir son improbable coach et compagnon de route. Ils vont remonter ensemble les rivières, échapper à leur poursuivant, boire du whisky, rencontrer Dieu, attraper du poisson et convaincre Eleanor, une aide-soignante dévouée trimbalant ses propres démons, de les accompagner en chemin. »

    « The Wolf Hour » de Alistair Banks Griffin présente aussi un synopsis intrigant : « Juillet 1977. New York. June Leigh, ancienne romancière à succès en panne d'inspiration, est retranchée dans son appartement du Bronx. Alors que de violentes émeutes et pillages plongent la ville dans le chaos, June est harcelée par un mystérieux individu... »

    « Watch List » de Ben Rekhi sera également à suivre avec attention : « Contrainte d'élever seule ses trois enfants après le meurtre de son mari dans des circonstances mystérieuses, Maria plonge dans le monde interlope de Manille pour mener l'enquête, mais réalise qu'elle va devoir se confronter à sa propre noirceur pour permettre à sa famille d'être à l'abri. »

    Parmi les PREMIERES, nous ne manquerons pas :

    - « Une vie cachée » de Terrence Malick :  « Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme et ses enfants, Franz reste un homme libre. »

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    - « Waiting for the Barbarians » de Ciro Guerra avec pour intérprètes Gana Bayarsaikhan , David Dencik , Johnny Depp , Joseph Long , Robert Pattinson , Sam Reid , Mark Rylance , Greta Scacchi (projection le dimanche 8). Synopsis : « Dans un désert sans nom à une époque incertaine, un magistrat gère un fort qui marque la frontière de l'Empire. Le pouvoir central s'inquiète d'une invasion barbare et dépêche sur les lieux le colonel Joll, un tortionnaire de la pire espèce. Parmi les hommes et les femmes ramenés au fort et torturés, une jeune fille blessée attire l'attention du magistrat qui finit par contester les méthodes employées et prendre fait et causes pour les soi-disant barbares. »

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    - « Angry Birds : Copains comme cochons » de Thurop Van Orman

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    - « Charlie Says » de Mary Harron. Synopsis : « Une jeune diplômée est envoyée dans un pénitencier de Californie pour donner des cours à trois jeunes femmes complices des crimes de Charles Manson. Initialement condamnées à la peine de mort, leur peine est finalement commuée en peine de réclusion à perpétuité. La jeune femme devient alors le témoin des transformations personnelles des trois prisonnières qui prennent peu à peu conscience de la réalité de leurs crimes atroces. »

    - « Music of My Life » de Gurinder Chadha. Synopsis : « 1987, Angleterre. Javed, adolescent d'origine pakistanaise, grandit à Luton, une petite ville qui n'échappe pas à un difficile climat social. Il se réfugie dans l'écriture pour échapper au racisme et au destin que son père, très conservateur, imagine pour lui.  Mais sa vie va être bouleversée le jour où l'un de ses camarades lui fait découvrir l'univers de Bruce Springsteen. Il est frappé par les paroles des chansons qui décrivent exactement ce qu'il ressent. Javed va alors apprendre à comprendre sa famille et trouver sa propre voie… ».

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    DEAUVILLE TALENT AWARD

    Sienna Miller présentera « American Woman » de Jake Scott. Synopsis : « Une jeune adolescente disparaît mystérieusement dans une ville rurale de Pennsylvanie. Deb Callahan, sa mère de 31 ans qui travaille comme caissière dans un supermarché, se retrouve alors seule à élever son petit-fils encore bébé. Elle va devoir affronter ses errements passés pour se construire une nouvelle vie d'adulte. Mais sa quête est remise en question le jour où la vérité sur la disparition de sa fille éclate… »

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    PRIX DU NOUVEL HOLLYWOOD

    Sophie Turner présentera « Heavy », un thriller  et sera à l’affiche de l’intégrale de Game of Thrones. 
    Prix du Nouvel Hollywood remis à Sophie Turner le premier vendredi du festival.

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    "Heavy"  de Jouri Smit. Synopsis :  « Seven est un dealer mondain qui partage son temps entre ses clients de confiance et les soirées folles où s'amusent top-models et consommateurs de drogue. Il partage cette vie idyllique avec Maddie, le yin de son yang et son âme sœur. Jusqu'au jour où un ami d'enfance avec lequel il n'avait plus de contact refait surface et lui demande de l'aide. Au mépris du bon sens, Seven accepte en souvenir du bon vieux temps, ignorant qu'il va s'enfoncer dans une spirale infernale où personne ne sera épargné mais où tout le monde sera à blâmer. »

    Petite sélection parmi les DOCS DE L’ONCLE SAM  section qui, toujours, nous réserve des pépites :

    « Apollo 11 » de Todd Douglas Miller  (le dimanche 8) :

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    « Réalisé à partir d'images 70 mm inédites récemment découvertes et plus de 11 000 heures d'enregistrements audio, ce film documentaire plonge au cœur de la plus célèbre mission de la NASA et des premiers pas de l'Homme sur la Lune. Ce voyage en immersion aux côtés des astronautes et du centre de contrôle de la mission permet de vivre au plus près ces inoubliables journées et heures de 1969 lorsque l'humanité fit un grand bond en avant vers le futur. »

    -« 5B » de Paul Haggis  et Dan Krauss : « L'histoire de héros du quotidien, des infirmières et des membres du personnel soignant qui ont pris des mesures exceptionnelles pour réconforter, protéger et apporter des soins aux patients du premier service hospitalier consacré aux malades du sida aux États-Unis. L'histoire du service 5B est racontée avec émotion par ces infirmières et ces soignants qui l'ont bâti en 1983 au sein du San Francisco General Hospital, mais aussi par les patients, leurs proches et tous ceux qui se sont portés volontaires. Paul Haggis écrit le scénario de deux films récompensés par l'Oscar du meilleur film deux années de suite : Million Dollar Baby de Clint Eastwood (2004) et Crash (2005), qu'il a lui-même réalisé. En 2007, il écrit, produit et réalise Dans la vallée d'Elah, puis Les trois prochains jours (2008)."

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    - « Miles Davis: Birth of the Cool » de Stanley Nelson : « La vie et la carrière de l'immense musicien et icône culturelle Miles Davis, un compositeur visionnaire et innovateur qui défia toute catégorisation et incarna à lui seul le « cool ». Le fil conducteur de son existence a toujours été sa détermination sans failles à casser les codes, à se renouveler continuellement et à vivre intensément sa vie comme il le souhaitait. Il est devenu un monument de la musique au fil des années, mais aussi un artiste versatile avec qui il était difficile de vivre au quotidien, surtout pour ceux qui l'ont aimé le plus. »

    -« This Changes Everything » de Tom Donahue : « Ce documentaire révèle ce qui se cache derrière l'une des aberrations de l'industrie américaine du divertissement : la sous-représentation et la fausse représentation des femmes. Soutenu par des centaines d'histoires et de données accablantes, le film met en avant des décennies de discrimination à l'égard des femmes à Hollywood, derrière et devant la caméra. Plus important encore, il cherche et propose des solutions qui vont au-delà de l'industrie du cinéma et bien au-delà des frontières américaines. »

    -« Tout est possible » de John Chester :  « Le réalisateur John Chester et sa femme Molly décident de quitter Los Angeles pour transformer un terrain aride et usé en une ferme éco-responsable unique, à l'écosystème florissant et autorégulé : un défi qui présente beaucoup d'obstacles. Ce long, mais fascinant, processus pour vivre en harmonie avec la nature sera parsemé de réussites, mais également de rudes épreuves à traverser. Une ode à l'immense complexité de la nature et au cycle de la vie. »

    PRIX D’ORNANO VALENTI

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    « Les Misérables » de Ladj Ly :  « Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade anti-criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux « bacqueux » d'expérience, et découvrir rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu'ils se trouvent débordés lors d'une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes… ».

    LES JURYS EN IMAGES (source : Le Public Système Cinéma)

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    - Remarque : Chanel sera partenaire du festival pour la première fois cette année, preuve que le glamour et le chic seront plus que jamais au rendez-vous. Il n'y a rien de surprenant néanmoins à ce que Chanel soit partenaire de ce festival, les liens entre Chanel et Deauville mais aussi Chanel et le cinéma étant particulièrement étroits. C'est en effet à Deauville que Gabrielle Chanel ouvrit sa première boutique en 1913 (sous l'hôtel Normandy où figure d'ailleurs une plaque en sa mémoire). Et, l'an passé, un parfum nommé Paris-Deauville a été mis en vente par la marque, vente associée à une très élégante campagne de communication orchestrée par Chanel. Retrouvez mon article à ce sujet, ici.

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    -David Parré, directeur général du resort Barrière de Deauville, également présent à la conférence, de son côté a annoncé que cette année le Club 13 (ancien Regine’s) serait le « lieu incontournable after tapis rouge ». Par ailleurs, tous les clients du resort Barrière pourront suivre les cérémonies du festival sur la chaine 45, nouvellement créée pour l’évènement. Il a également annoncé des expositions au Normandy, au Casino, à l’hôtel Royal et des dîners d’ouverture et de clôture plus festifs et dynamiques.

    Je vous rappelle que, comme chaque année, et pour la 10ème année consécutive, en partenariat avec le CID (Centre International de Deauville, salle dans laquelle se déroule le Festival du Cinéma Américain), j’ai le plaisir de mettre en jeu 36 pass (valeur unitaire : 35 euros) pour cette 45ème édition du festival.  Le concours est à retrouver ici et vous pouvez participer jusqu'au 28 août à minuit et gagner de 1 à 9 pass par personne.

    Si vous hésitez encore à venir, retrouvez mon compte rendu de l’édition 2018, ici, et mon article bilan dans le magazine Normandie Prestige 2019 ou encore mes articles quotidiens publiés l’an passé pendant le festival dans le quotidien Paris-Normandie. Dans ces différents articles, vous trouverez quelques réponses aux questions du concours qui vous permet de remporter vos pass.

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    (Pour lire mon article complet sur le Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018 dans Normandie Prestige, retrouvez le magazine, présent dans tous les hôtels de Deauville).

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Enfin, cette année pour la première fois, 9 films présentés en Compétition au Festival du cinéma américain de Deauville seront repris les samedi 21 et dimanche 22 septembre au Beau Regard. Le Beau Regard est un nouveau concept hybride situé Place Saint-Germain-des-Prés, union d’un restaurant, d’un cinéma de 208 places et bientôt d’un bar de nuit.  Programme : Samedi 21 septembre à 13h30 : MICKEY AND THE BEAR d’Annabelle Attanasio Samedi 21 septembre à 15h30 : WATCH LIST de Ben Rekhi Samedi 21 septembre à 17h30 : THE PEANUT BUTTER FALCON de Tyler Nilson et Michael Schwartz Samedi 21 septembre à 19h30 : SWALLOW de Carlo Mirabella-Davis Samedi 21 septembre à 21h30 : JUDY AND PUNCH de Mirrah Foulkes Dimanche 22 septembre à 13h45 : HAM ON RYE de Tyler Taormina Dimanche 22 septembre à 15h30 : SKIN de Guy Nattiv Dimanche 22 septembre à 18h : THE LIGHTHOUSE de Robert Eggers Dimanche 22 septembre à 20h15 : KNIVES AND SKIN de Jennifer Reeder  / Beau Regard Place Saint-Germain-des-Prés 75006 Paris

    La 44ème édition du festival fut riche d’instants magiques à commencer par l’inoubliable concert de Renaud Capuçon. Il y eut aussi le discours lyrique et inspiré en hommage à Morgan Freeman prononcé par Vincent Lindon, les standing ovations à la fin de certaines projections (Puzzle, Les Chatouilles…), la remise du prix du 44ème Festival aux Frères Sisters de Jacques Audiard et une clôture qui s’est achevée dans la bonne humeur comme celle qui a régné pendant ces dix jours sans un soleil irréel et étincelant. Riche d’instants magiques, à lire ce programme, cette 45ème édition le sera certainement aussi. Dreams are dreams…

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

    Pour préparer au mieux votre séjour, rendez-vous dans la rubrique « Bonnes adresses » de mon blog consacré à Deauville, Inthemoodfordeauville.com. Vous en trouverez aussi sur mon blog Inthemoodforhotelsdeluxe.com.

    RECAPITULATIF DU PROGRAMME

     

    Compétition 2019

    Bull  de Annie Silverstein

    Ham on Rye  de Tyler Taormina

    Judy and Punch de Mirrah Foulkes

     Knives and Skin de Jennifer Reeder

     Mickey and the Bear de Annabelle Attanasio

     Port Authority de Danielle Lessovitz  

    Share de Pippa Bianco

     Skin de Guy Nattiv

     Swallow de Carlo Mirabella-davis

     The Climb de Michael Angelo Covino

     The Lighthouse de Robert Eggers

     The Peanut Butter Falcon de Tyler Nilson  | Michael Schwartz

     The Wolf Hour de Alistair Banks Griffin

     Watch List de Ben Rekhi

    Premières 2019

    American Woman  de Jake Scott

     Angry Birds : Copains comme...  de Thurop Van Orman

     Charlie Says  de Mary Harron

     Greener Grass  de Jocelyn Deboer  | Dawn Luebbe

     Heavy  de Jouri Smit

     Music of My Life  de Gurinder Chadha

     Seberg de Benedict Andrews

     Terre Maudite de Emma Tammi

     The Hummingbird Project  de Kim Nguyen

     Un jour de pluie à New York de Woody Allen

     Une vie cachée de Terrence Malick

     Waiting for the Barbarians de Ciro Guerra

     Wasp Network de Olivier Assayas

    Les Docs de l'Oncle Sam 2019

     5B de Paul Haggis  | Dan Krauss

     Apollo 11 de Todd Douglas Miller

     Making Waves: The Art of... de Midge Costin

     Memory – The Origins of... de Alexandre O. Philippe

     Miles Davis: Birth of the... de Stanley Nelson

     This Changes Everything de Tom Donahue  

    Tout est possible de John Chester

    Deauville Saison 10 | Game of Thrones

    NOUVEL HOLLYWOOD 2019

    Sophie Turner

    DEAUVILLE TALENT AWARD

     Pierce BROSNAN

    Comédien & producteur

    DEAUVILLE TALENT AWARD 2019

    Geena DAVIS

    Comédienne & productrice

    DEAUVILLE TALENT AWARDS 2019

    Sienna MILLER

    Comédienne

    DEAUVILLE TALENT AWARDS 2019

    2018 | American Woman

     Kristen STEWART

    Comédienne

    DEAUVILLE TALENT AWARD 2019

    2019| Seberg  

    cinéma,concours,deauville,festival du cinéma américain,chanel,in the mood for cinema,in the mood for deauville,catherine deneuve,anna mouglalis

    Je vous donne rendez-vous chaque jour à Deauville  dès le 6 septembre et le 15 septembre pour la cérémonie du palmarès en direct et pour savoir quel film succèdera à "Thunder road" de Jim Cummings, grand lauréat de l'édition 2018 .

    44ème Festival du Cinéma Américain de Deauville 91

    Suivez-moi en direct sur les réseaux sociaux :

    -instagram (@sandra_meziere),

    -twitter (@Sandra_Meziere et @moodfdeauville)

    -et sur les pages Facebook d’Inthemoodfordeauville.com (http://facebook.com/inthemoodfordeauville) et d’Inthemoodforcinema.com (http://inthemoodforcinema.com).

    Sur mes blogs Inthemoodforcinema.com et Inthemoodfordeauville.com, vous pourrez retrouver le programme au fur et à mesure des annonces et bien sûr un compte rendu détaillé du festival.

    Et si vous voulez réserver dès maintenant votre pass au CID, vous le pouvez bien sûr également, ici.

     

    deauville,cinéma,festival du cinéma américain de deauville,catherine deneuve,olivier assayas,kristen stewart,pierce brosnan,woody allen,in the mood for cinema,festival de cinéma

     Enfin, je remercie le CID pour ce partenariat renouvelé, et une pensée émue et toute particulière pour Caroline Kuntz de la Librairie "Jusqu'aux lueurs de l'aube" de Deauville disparue en juin dernier...

  • L'affiche du Dinard Film Festival 2019 : en direct ici du 25 au 29/09/2019

    British Film Festival 2019.jpg

    Très élégante et festive avec toujours une touche d'humour "so british", cette affiche de cette édition anniversaire du Dinard Film Festival 2019 qui vient d'être dévoilée, soit 20 ans déjà après ma participation à son jury lors de son édition 1999, alors une inoubliable 10ème édition !

    Le mot du créateur : "Pour cet anniversaire, nous avons imaginé une ambassadrice, un peu starlette, un brin festivalière, un soupçon séductrice… coiffée d’un hatcake qui saura satisfaire tous les gourmands du 7e art. Elle vous accompagnera tout au long du festival, vous faisant aussi bien découvrir la ville de Dinard que célébrer ce beau mariage franco-britannique autour du cinéma."

    Pour en savoir plus sur ce festival :

    -Retrouvez mon récit de cette édition 1999 dans le livre Flashback publié par le Festival lors de sa 20ème édition

    -Retrouvez aussi les très nombreux articles sur de précédentes éditions du festival depuis 1999 sur mon blog Inthemoodforcinema.com.

    -Enfin, retrouvez le festival dans une des 16 nouvelles de mon recueil "Les illusions parallèles" publié par Les Editions du 38, nouvelle qui se déroule intégralement dans le cadre du Festival du Film Britannique de Dinard.

    Et bientôt de nouvelles informations sur cette édition 2019 à lire sur Inthemoodforcinema.com et bien sûr sur le site officiel du festival DinardFilmFestival.fr.

    Lien permanent Imprimer Pin it! 0 commentaire
  • Champs-Elysées Film Festival 2018 : le programme

     

    Champs-Elysées Film Festival 2018 l'affiche.jpg

    Je vous ai souvent parlé ici de cet enthousiasmant festival qui se déroule sur la "plus belle avenue du monde", dans la ville du septième art, un festival créé par et avec passion et maintenu à flots contre vents et marées par la  productrice, distributrice et exploitante  Sophie Dulac (exploitante notamment du remarquable cinéma L'Arlequin - situé rue de Rennes à Paris- que j'évoque également régulièrement ici), il y 7 ans. 

    J'ai eu le plaisir de faire partie du jury blogueurs du festival à ses débuts. Je consacre par ailleurs une des 16 nouvelles de mon recueil de nouvelles sur les festivals de cinéma Les illusions parallèles à ce festival au cadre et à l'atmosphère si romanesques (la nouvelle se déroule ainsi intégralement dans le cadre du Champs-Elysées Film Festival 2013).  Un festival qui aspire à faire rêver mais aussi à permettre au public de découvrir un cinéma indépendant (français et américain) grâce à une programmation exigeante en présence d'invités prestigieux.

    Champs-Elysées Film Festival 2018 2.jpg

    Au programme de cette édition 2018 :  une semaine de découverte des cinémas indépendants français et américains, du 12 au 19 juin avec plus de 60 films et près de 80 séances qui auront lieu dans toutes les salles de l’avenue des Champs-Élysées : au Balzac, au Gaumont Champs-Élysées, au Lincoln, au Publicis Cinémas et à l’UGC George-V.

    7ème année. 7. Le chiffre des contes. Voilà qui promet une édition magique comme le confirme son programme particulièrement riche et diversifié avec, notamment :

    - Tim Roth et Jennifer Jason Leigh,  comme invités d’honneur 

    How to talk to girls at parties.jpg

    - John Cameron Mitchell présent pour l’ouverture avec How to talk to girls at parties et les réalisateurs David et Nathan Zellner qui feront la clôture avec leur film Damsel.
     

    Damsel.jpg

     
    -Chloë Grace Moretz sera également présente pour accompagner l’avant-première du film Come as you are de Desiree Akhaven.
     

    Les master class du Champs-Elysées Film Festival 2018.jpg

    Je vous encourage vraiment à découvrir les masterclass du festival, toujours passionnantes à l'exemple de celle que je vous raconte ici, mémorable, de Bertrand Tavernier, en 2014.

    Champs-Elysées Film Festival .jpg

     
    Seront ainsi projetés :
     
    -6 longs métrages américains indépendants,

    cinéma,paris,festival de cinéma,champs-elysées film festival,champs-elysées,in the mood for cinema

    -6 longs métrages indépendants français,

    cinéma,paris,festival de cinéma,champs-elysées film festival,champs-elysées,in the mood for cinema

    -10 courts métrages indépendants américains,

    cinéma,paris,festival de cinéma,champs-elysées film festival,champs-elysées,in the mood for cinema

    -et 9 courts métrages indépendants français

    cinéma,paris,festival de cinéma,champs-elysées film festival,champs-elysées,in the mood for cinema

     en compétition pour les Prix du Public et les Prix du Jury.
     
    Tous les réalisateurs seront là pour aller à la rencontre du public.
     
    Serge Bozon présidera le jury des longs métrages avec, à ses côtés:
     
    · Naidra Ayadi, actrice et metteuse en scène ; 
    · Sébastien Betbeder, réalisateur ; 
    · Damien Bonnard, acteur ; 
    · Judith Chemla, actrice ; 
    · Pierre Deladonchamps, acteur ; 
    · Ana Girardot, actrice.
     
    Katell Quillévéré présidera le jury des courts métrages avec, à ses côtés:
     
    · Hubert Charuel, réalisateur ; 
    · Esther Garrel, actrice ; 
    · Christophe Taudière, responsable du pôle court métrage de France Télévisions ; 
    · Arnaud Valois, acteur. 
     
    Tous les soirs, sur l’avenue, se dérouleront des tapis rouges pour accueillir les avant-premières des films suivants :

     · COME AS YOU ARE de Desiree Akhaven, avec Chloë Grace Moretz et Sasha Lane, en première internationale. Avec la présence exceptionnelle de Chloë Grace Moretz et de la réalisatrice. Lundi 18 juin à 21h / Publicis Cinémas
     
    · C’EST QUI CETTE FILLE de Nathan Silver,  en première française, en présence de l’équipe du film.  Jeudi 14 juin à 20h30 / PublicisCinémas et Lundi 18 juin à 19h en VOSTANG / UGC George-V
     

    Unsane de Soderbergh.jpg


    · UNSANE de Steven Soderbergh, avec Claire Foy, en première française. Vendredi 15 juin à 21h30 / UGC George-V

    · PIERCING de Nicolas Pesce, avec Mia Wasikowska et Christopher Abbott, en première parisienne.  Samedi 16 juin à 22h / UGC George-V

    Pierce au Champs-Elysées Film Festival.jpg

     
    La soirée d’ouverture commencera avec la projection du film How to Talk to Girls at Parties de John Cameron Mitchell en première parisienne et lancera cette semaine cinématographique au Gaumont Champs-Élysées. La soirée se poursuivra à la Maison du Danemark – Flora Danica, avec un showcase du groupe de punk FAIRE.

    La soirée de clôture se déroulera au Publicis Cinémas avec la projection du film Damsel de David et Nathan Zellner en leur présence et en première française, suivie d’une grande soirée à l’Élyséum avec les DJ sets d’Arnaud Rebotini, de French 79 et de Piège à garçon.
     

    eyeslicer.jpg


    Cette septième édition vous fera également découvrir The Eyeslicer, série expérimentale créée pour initier le public à la création cinématographique américaine contemporaine la plus audacieuse et la plus innovante. Les dix épisodes de sa première saison seront présentés en première française. Du documentaire vérité à l’animation amateur, des chats voyageurs du temps aux albums photos hantés.. « Si ça semble trop bizarre pour Netflix, il y a des chances que ce soit The Eyeslicer ! »
     
    Pour la deuxième année consécutive, une série audacieuse de showcases fera la part belle à la nouvelle scène indé parisienne et permettra aux festivaliers de se retrouver tous les soirs sur le Rooftop du festival, la plus belle terrasse de Paris, pour écouter Radio Elvis, Raphaële Lannadère, Aloïse Sauvage, Tim Dup, Pépite, Vendredi sur Mer, et les DJ sets de John Cameron Mitchell, de Karl Planck et de Piège à garçon.
     
    Ce festival présente en plus l'avantage d'être très abordable et accessible à tous :
     
    TARIFS À LA SÉANCE
     
    donald sutherland 022.JPG
     
    Tarif unique de 7 € par séance
    Tarif unique de 10 € pour les avant-premières et les masterclass
    Places en vente dans les salles participantes
     
    Ouverture (cérémonie + projection + soirée à la Maison du Danemark - Flora Danica + open-bar + showcase de FAIRE) : 35 € / 20 € pour les accrédités
     
    Clôture (cérémonie + projection + soirée à l’Élyséum + open-bar + DJ sets d’Arnaud Rebotini, French 79 et Piège à garçon) : 35 € / 20 € pour les accrédités
     
    La carte UGC illimité et le Pass Gaumont Pathé sont acceptés.

    ACCRÉDITATION ILLIMITÉE :
     
    49 € / 35 € pour les moins de 26 ans – Films en illimité pour toutes les sections – Accès au Lounge du festival – Accès au Rooftop du festival où se dérouleront les showcases et les DJ sets – Masterclass et rencontres en illimité
     
    Pour en savoir plus :
     
    cefilmfestival 002.JPG

    le site officiel du Champs-Elysées Film Festival

    la grille horaires du festival

    la page Facebook du Champs-Elysées Film Festival

    le compte twitter du Champs-Elysées Film Festival @CEfilmfestival

    le compte Instagram du Champs-Elysées Film Festival @champselyseesfilmfest

    mon compte rendu du Champs-Elysées Film Festival 2013

    champsaffiche.jpg

    mon recueil de nouvelles avec une nouvelle au Champs-Elysées Film Festival

     

    Sandra Mézière au Champs-Elysées Film Festival.jpg

  • Festival du Cinéma Américain de Deauville 2018 : premières informations

    Festival du Cinéma Américain de Deauville 2017 compte rendu.png

    Le festival cinématographique qui est pour moi l'incontournable et le plus cher à mon cœur, le Festival du Cinéma Américain de Deauville, en 2018, aura lieu du 31 août au 9 septembre au CID de Deauville. Ce sera sa 44ème édition.

    En attendant de partager ici les premières annonces concernant cette édition, retrouvez :

    Mon compte rendu de l'édition 2017 du Festival du Cinéma Américain de Deauville :

     

    Festival du Cinéma Américain de Deauville 2017 compte rendu.png

     

    Le récit de mon séjour à l'hôtel Barrière Le Royal de Deauville pendant le 43ème Festival du Cinéma Américain :

    Hôtel Barrière Le Royal de Deauville.png

     Retrouvez ce même article sur mes autres blogs http://inthemoodfordeauville.com et http://inthemoodforfilmfestivals.com.